Le Ladakh est une vaste région située dans la partie nord du Jammu-et-Cachemire indien. D'une superficie d'environ 60 000 km², le Ladakh est constitué de chaînes montagneuses et de hauts plateaux désertiques enserrés entre la chaîne du Karakoram au nord et celle de l'Himalaya au sud. Pays au climat qualifié de semi-désertique, le Ladakh est drainé par le fleuve Indus, qui le traverse d'est en ouest, et par les rivières Shyok et Nubra, ses principaux affluents. Quatre chaînes montagneuses ont sculpté son relief : le Grand Himalaya au sud ; la chaîne du Zanskar un peu plus au nord ; la chaîne du Ladakh encore plus au nord ; la chaîne du Saser enfin, appartenant à la haute chaîne du Karakoram.

Les premiers habitants du Ladakh seraient venus de l'Inde. Des Tibétains sont venus s'y installer aux VIe et VIIe siècle. Ils y fondèrent un royaume et y construisirent de nombreux monastères pour y faire rayonner le bouddhisme. Au cours de son histoire, le Ladakh a fait l'objet de nombreux conflits territoriaux. Ce royaume de culture tibétaine, d'abord autonome, fut conquis par le Tibet dans sa période de gloire. Il fut intégré à l'Inde sous l'Empire britannique. Après l'indépendance de l'Inde, il a fait l'objet de la convoitise de ses voisins, le Pakistan et la Chine. En 1949, la partie nord-ouest du Ladakh est passée sous administration pakistanaise. En 1962, c'était au tour de la Chine de prendre le contrôle de l'Aksaï Chin, la pointe nord-est du Ladakh.

Le haut Ladakh est habité par des populations sédentaires installées dans les oasis sur le parcours des rivières Shyok et Nubra. On y cultive de l'orge, du blé, de la moutarde. Leh, la capitale du Ladakh, est située dans la vallée de l'Indus. Elle fut longtemps une plaque tournante du commerce transhimalayen entre l'Inde, le Tibet et l'Asie centrale. Les échanges commerciaux ont nettement diminué depuis l'annexion du Tibet par la Chine en 1959.

Le Rupshu est parcouru par les Changpas, ces pasteurs nomades qui se déplacent de pâturages en pâturages avec leurs troupeaux de chèvres, de moutons et de yacks.

Au Zanskar, l'hiver dure sept à huit mois. Les cols deviennent vite impraticables. Le pays est alors isolé sauf lorsque la rivière Zanskar (Tchadar) gèle et ouvre ainsi une voie de passage vers le Ladakh central. Les Zanskaris peuvent alors emprunter la rivière gelée pour commercer et s'approvisionner à Leh. Ces expéditions sont évidemment dangeureuses car sous la glace coule une rivière déchaînée.

La vie des Ladakhis est rythmée par deux saisons : un été chaud et un hiver froid et long. L'été, les sédentaires travaillent aux champs. Après la récolte, vient le temps du filage et du tissage. Les nomades, quant à eux, possèdent très peu de biens à part leurs tentes, leurs troupeaux, leurs vêtements et quelques effets d'usage courant. Ils tirent leur subsistance de la laine, des peaux et du beurre qu'ils échangent contre des céréales, des étoffes, des épices et du thé.

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